Constat initial

Un jeune enfant handicapé évoluant en milieu ordinaire a un planning très chargé. Cependant, les activités extra-scolaires n’apparaissent que trop rarement.

Le point de départ de notre réflexion

1. Prise en charge de l’enfant handicapé

Plus la prise en charge et l’accompagnement sont précoces plus la qualité de vie de ces enfants en est améliorée.

Très souvent la prise en charge de l’enfant handicapé est pluridisciplinaire (orthophonie, psychomotricité, kinésithérapie…); celle-ci est proposée dans un certain nombre de centres (CAMSP, CMP, IME…) ainsi qu’en cabinets libéraux.

Dans ce cas, il est très fréquent que les professionnels n’exercent pas dans la même ville.

(88% des patients* fréquentent de 2 à 3 lieux différents de rééducation par semaine)

 

Un jeune enfant handicapé évoluant en milieu ordinaire a un planning très chargé. Cependant, les activités extra-scolaires n’apparaissent que trop rarement.

2. Scolarisation de l’enfant handicapé

Depuis la loi de février 2005 qui donne le droit à tout enfant en situation de handicap de bénéficier d’une scolarisation adaptée, la société a ouvert ses portes et les mentalités ont évolué. Cependant le quotidien des enfants et de leur famille peut encore être amélioré.

Un enfant handicapé a le droit à la scolarisation adaptée en milieu ordinaire. Ainsi les écoles les accueillent, mais les moyens sont souvent très insuffisants pour permettre à l’enfant d’accéder au statut d’élève à proprement dit (pénurie d’AVS, institutrices démunies face à des handicaps qu’elles ne connaissent pas, programmes scolaires tout à fait décalés pour certains enfants...).

On observe finalement que le jeune enfant est le plus souvent scolarisé à temps partiel. Et notre expérience nous montre qu’il en est de même pour les enfants accueillis en crèche.

(91% des enfants sont accueillis à temps partiel dans une collectivité en milieu ordinaire)

 

 

3. Loisirs et contacts de l’enfant handicapé

Un jeune enfant handicapé évoluant en milieu ordinaire a un planning très chargé. Cependant, les activités extra-scolaires n’apparaissent que trop rarement.

(59% des patients ne pratiquent aucun loisir).

Les moniteurs sportifs en milieu ordinaire sont rarement formés pour accompagner ces enfants.

Enfin les structures de loisirs adaptés (travaux manuels, musique, théâtre, sport…) sont insuffisantes pour répondre à la demande.

Notons que ces enfants ont très peu, voire quasiment pas de contacts avec leurs pairs.

 

4. Répercussions sur les familles

Centre Bulle d'Air, solution adaptée complémentaire à leur accueil en milieu ordinairePour des raisons diverses les enfants handicapés sont fatigués et ne peuvent supporter un enchaînement de rééducations sans effets secondaires (fatigue, stress, démotivation…).

Les familles, pour assurer les soins de leur enfant, ont des emplois du temps surchargés. Elles subissent très souvent le poids des conduites aux rééducations, des contraintes de lieux et d’horaires.

(Pour 70% des familles, les rééducations ont une incidence sur la fratrie)

 

Cette organisation implique très souvent pour au moins un des deux parents une activité professionnelle à temps partiel par obligation et non par choix. (Dans 79% des familles*, au moins un des parents est dans l'obligation de réduire ou de suspendre son activité professionnelle)

* Enquête réalisée auprès de patients concernés par le projet (41 enfants âgés de 2 à 8 ans)

 

Un jeune enfant handicapé évoluant en milieu ordinaire a un planning très chargé. Cependant, les activités extra-scolaires n’apparaissent que trop rarement.La naissance du projet

Le projet Bulle d'air est né d'une réflexion commune entre parents et professionnels réunis autour de plus de 40 enfants porteurs de handicap de la boucle de Seine (78).

En 2009, une visite de la Fùndacion Sindrom de Down de Madrid (qui prend en charge plus de 1400 personnes déficientes mentales) a permis à l'équipe de découvrir un modèle d'accueil et de prise en charge du jeune enfant handicapé très complémentaire au milieu ordinaire et a très largement inspiré l'écriture du concept.

Cette proposition innovante s'inscrit dans le parcours habituel de scolarisation des enfants handicapés et propose une solution adaptée complémentaire à leur accueil en milieu ordinaire.

En effet, la structure ouvre ses portes à temps partiel à ces enfants en leur offrant un espace nécessaire à leur équilibre et leur épanouissement : un lieu de détente et d'éveil adapté à leurs rythmes et leurs capacités.

De nombreuses rencontres associatives nous ont permis d'avancer, d'affiner notre projet initial.

Ainsi, les responsables de l'Association Avenir APEI nous ont apporté leur soutien et toute leur expertise au fil du temps. Leur confiance et leur soutien ont été un allié précieux pour nous permettre d'aboutir. Nous tenons à les remercier chaleureusement.

 

2013 : extension du centre de loisirs et création d'une unité pluridisciplinaire spécialisée pour les enfants autistes (1- 6 ans)

Face à une demande toujours plus importante, l'association  crée une extension pour accueillir jusqu'à 130 enfants par semaine (contre 60 aujourd'hui en 2012) dont 20 places sont réservées à la prise en charge globale des jeunes enfants T.S.A / trouble du spectre autistique (1 à 6 ans).

Le projet initial avait pris forme grâce à la générosité de la Fondation Bettencourt Schueller et une aide importante de la CAF. Le projet d'extension est porté à nouveau par la Fondation Bettencourt, qui a permis l'achat d'un local.